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La Guerre des Buissons

Création 2017
Dates de tournée

Théâtre jeune public à partir de 7 ans

Mention du Jury des Rencontres de Théâtre Jeune Public de Huy 2017, pour la pertinence du propos et la qualité artistique & Coup de Cœur de la Presse

Nominé au Prix de la Critique 2018 dans la catégorie jeune public

D’après le roman de Joke Van Leeuwen « Toen mijn vader een struik werd »
(Quand mon père est devenu un buisson)

Avec « Poupette in Bruxelles », nous avons découvert l’univers génial de l’auteure Joke Van Leeuwen.
Nous l’avons rencontrée à plusieurs reprises et nos univers s’entendent parfaitement ! Comme elle est très peu traduite en français, nous nous sommes penchés sur ses romans en néerlandais, dont plusieurs nous ont charmés. C’est « Toen mijn vader een struik werd » (Quand mon père devint un buisson) que nous avons décidé d’adapter à la scène. Le livre a été adapté pour comédiens et marionnettes par Jérôme Poncin.
Auteure visionnaire, Joke Van Leeuwen y raconte l’histoire d’une petite fille qui doit quitter son pays pendant la guerre. C’est le récit d’une migration vue par les yeux de l’enfant.
Comment tout ça a commencé, je n’en sais plus rien ! Je sais pas combien de temps j’ai marché et rampé… J’ai suivi l’étoile polaire. Elle ne bouge pas l’étoile polaire. Elle m’indiquait la bonne direction. Et puis, je suis arrivée ici … Ici, c’est ailleurs que chez moi, là où les autres ne sont pas encore arrivés.
La guerre des buissons, c’est le récit de l’exil de Toda, 7 ans, une petite fille d’ici ou de là-bas, peu importe. Dans son pays, les uns se battent contre les autres et il faut fuir. Toda ne comprend pas bien le conflit, elle le subit et essaie tant bien que mal de se l’expliquer avec sa logique : qui sont les uns et qui sont les autres ? Et si tous les soldats ont le même manuel de camouflage, à quoi cela sert-il de se camoufler ? À quoi reconnaît-on une frontière ? Et si je ne connais pas mes tables de multiplication, quelle famille voudra de moi ?
L’histoire raconte avec poésie la traversée de la petite Toda, son déracinement, pour atteindre « là-bas », là où elle sera en sécurité.
Marionnettes de toutes tailles, castelets mouvants, silhouettes, dessins colorés donnent vie au voyage de Toda.
Le spectacle s’adresse à tous à partir de 7 ans.

Presse “LA GUERRE DES BUISSONS”

LA LIBRE BELGIQUE
Une « Guerre des buissons » menée tambour battant
Le Théâtre des 4 Mains signe une des plus belles créations à Huy.
Le conflit raconté à hauteur d’enfant.
Des années que la compagnie de Beauvechain, spécialisée en marionnettes comme son nom le laisse supposer, nous réjouit avec des créations bien ficelées – allez, on ose – des histoires ultra-construites, des explorations toujours nouvelles. On se souvient comme si c’était hier de notre émotion à l’issue de « Bolu », de l’hilarant « Avaar » ou de l’initiatique « Poupette in Bruxelles ».
Cette fois, le Théâtre des 4 Mains s’inspire à nouveau d’un roman de Joke Van Leeuwen, une des grandes auteures de littérature jeunesse, « Toen mijn vader een struik werd » (« Quand mon père est devenu un buisson »).
Dans un français revisité, un médecin demande à la petite Toda comment elle se sent. La fillette ne comprend rien à ce langage alambiqué et le jeune enfant, de 7 ans ou plus auquel s’adresse le spectacle, pressent qu’elle se trouve en terre inconnue. Comment est-elle arrivée là ? Retour sur son histoire, dans l’atelier de son père pâtissier connu pour faire les meilleures tartes aux amandes de la ville. Mais au loin, ou plutôt à l’étage dans ce décor tout en camouflage, le bruit des bottes se fait entendre. Le père doit partir à la guerre. Et se déguiser en buisson. Pour être à l’abri, Toda ira se réfugier chez sa grand-mère, puis traversera la frontière au bout d’une route chaotique et surtout à bord du camion d’un passeur peu scrupuleux.
Cette histoire linéaire de guerre racontée à hauteur d’enfant et à travers le prisme du ressenti de la petite Toda se suit de bout en bout et parcourt des scènes de vie, à l’orphelinat ou dans un home de vieux, aussi suggestives que bien rendues. De tailles différentes, évoluant dans ce décor amovible et multiple, les marionnettes expressives manipulées avec dextérité par Anaïs Pétry, Marie-Odile Dupuis et Simon Wauters, évoluent naturellement sous nos yeux et cette première mise en scène de Jérôme Poncin s’inscrit parfaitement dans la mission du théâtre jeune public.
Laurence Bertels, 24.08.2017

LE SOIR
… Et puis il y a des compagnies qui choisissent tout de même des thèmes graves, comme la guerre et l’exil, mais sans y mettre des louches de pédagogie, laissant simplement les enfants piocher ce qu’ils sont en mesure de comprendre dans des tableaux subtils. A l’image de « La guerre des buissons » (dès 7 ans) où les marionnettes du Théâtre des 4 Mains animent l’histoire d’une petite file, Toda, obligée de fuir sa famille et son pays pour se mettre à l’abri d’un conflit absurde, et tenter de se refaire une vie de l’autre côté de la frontière. On y croise des marionnettes à taille humaine et d’autres de la taille d’un pouce. On voyage en bus ou on se perd dans la forêt grâce à des castelets mobiles. On traverse des villes ravagées et d’autres, pleines de promesses, par des décors roulants, qui s’illuminent aux fenêtres. Avec le même foisonnement de techniques qui nous avait séduits dans « Poupette in Bruxelles », leur précédent spectacle, « La guerre des buissons » nous émerveille ne faisant clignoter un magnifique ciel étoilé ou nous effraie ave cune simple clope (bien fumante) au bec d’un passeur de papier mâché, tout cela multipliant les reliefs et les surprises d’une épopée humaine.
Catherine Makereel, 24.08.2017

LA LIBRE BELGIQUE
Le théâtre pour l’enfance et la jeunesse reste un enjeu de société. Plus nécessaire que jamais. Comme semble le rappeler la thématique dominante cette années : la guerre.
Celle des buissons, par exemple. Maîtrisée de bout en bout, par le Théâtre des 4 Mains, cette histoire captivera les jeunes spectateurs. Fascinés par un décor multiple, à plusieurs niveaux et tout en camouflage, ils vibreront avec les marionnettes de tailles différentes et traverseront en tremblant la frontière aux côtés de la petite Toda, aussi vivante qu’attachante.
Laurence Bertels, 25.08.2017

LE SOIR
Il faut dire qu’on vient de loin découvrir notre savoir-faire en la matière. Venus de Paris ou de Bourgogne, les programmateurs français ne tarissent pas d’éloges sur ce qu’ils appellent « la patte belge ». Gérard Lavandier, du Théâtre Jacques Brel à Talange, entre Metz et Thionville, juste de l’autre côté de la frontière, ne rate jamais une édition des Rencontres de Huy et repart cette année avec pas moins de cinq spectacles belges dans sa besace. « Les compagnies belges osent souvent aller plus loin que nous, confie-t-il. Je reviens du Festival d’Avignon où j’ai vu beaucoup de spectacles, parfois des grosses productions, sur la question des migrants : tous étaient complètement ratés.  Et ici, je découvre « La guerre des buissons » du Théâtre des 4 Mains qui, avec trois fois rien, est d’une grande subtilité sur cette question tout en réussissant à toucher les petits. Il y a une sorte d’empathie, d’humanisme profond dans les spectacles belges ».
Catherine Makereel, 24.08.2017

RUE DU THEATRE
Dans les fils de l’exil
Comment une enfant peut-elle savoir ce qu’est une frontière ? A quoi cela ressemble-t-il ? Comment distinguer les amis des ennemis ? Comment communiquer alors que les citoyens du pays dans lequel on aboutit parlent une langue inconnue ? Comment se sentir en confiance lorsqu’on se retrouve sans père ni mère à ses côtés ? Pourquoi continuer alors qu’on est sans réponse à ces interrogations ?
Dans un espace complexe qui laisse entrevoir des ouvertures de tailles diverses, les marionnettes à grandeur presque humaine et les comédiens en chair et os se confrontent à un monde sans pitié dans lequel évoluent aussi des personnes porteuses de solidarité. Les ouvertures du décor, sortes de castelets dispersés, permettent des cadrages singuliers, comme au cinéma où des gros plans s’attardent sur des détails qu’un plan général ne souligne pas, donnant au regard une manière autre de regarder l’action.
Si le fil conducteur est élémentaire, le récit ne cesse d’être rempli d’événements. Rien jamais ne se fige. Le déracinement de Toda, les va-et-vient des populations animent la représentation. Le public se pose les mêmes questions que l’enfant. Ce qu’on n’a guère le temps de faire lorsqu’un reportage sur le même thème passe à la télé. Cette pièce est, par conséquent, un moyen efficace de pensée, tout en procurant le plaisir d’un théâtre susceptible de susciter le rire autant que les larmes.
Michel Voiturier, 31.08.2017

RTBF.be – Culture
Faire comprendre à un enfant la question de la migration, mission impossible ? Pas pour le Théâtre des 4 Mains qui propose dans « La guerre des buissons » de suivre les pas de Toda, une petite fille de 7 ans obligée de fuir son pays en guerre et de franchir la frontière qui la sépare d’une parente prête à l’accueillir. Un spectacle qui pose les bonnes questions, mais à hauteur d’enfant, à travers un subtil jeu de marionnettes et une belle scénographie inventive qui réenchante le traditionnel castelet.
Dominique Mussche, 04.09.2017

Journal des enfants
Le récit de l’exil d’un enfant
Ce spectacle raconte le déracinement et l’exil d’un enfant. Le ton est celui d’un jeune qui découvre, s’émerveille, s’inquiète et s’interroge.
La mise en scène est bluffante (des marionnettes et des décors de tailles différentes). Même la langue que Toda entend dans le pays où elle arrive est recréée. Il y a une poésie et un questionnement dans ce spectacle qui nous permettent, enfant et adulte, de sentir et de comprendre tellement autrement cette actualité. A voir vraiment !
Marie-Agnès Cantinaux, 9.11.2017

LE LIGUEUR
Elle est arrivée toute seule dans un pays dont elle ne connaît ni la langue ni les coutumes. Elle sait juste qu’elle y trouvera la protection. Une petite fille, au doux nom de Toda, raconte… De flash-backs en flash-backs… La peur soudaine. Le papa rassurant qui doit partir au front, en habit de buisson, pour défendre sa patrie. La grand-mère qui ne peut fuir la terreur mais donne toutes les chances à sa petite-fille de le faire. L’épopée alors… La rencontre d’autres enfants en chemin, de bons samaritains, de passeurs véreux, d’adultes affolés…
Avec cette adaptation du très touchant roman de Joke Van Leeuwen Toen mijn vader een struik werd/Quand mon père est devenu un buisson (5 chouettes au Prix Versele 2018), le Théâtre des 4 Mains démontre à nouveau toute la maestria dont il est capable pour s’emparer de récits forts et percutants. Ces fabuleux artisans de marionnettes et scénographies complètement singulières nous emmènent avec une vive énergie mêlée de délicatesse et d’humour.
Cette première mise en scène de Jérôme Poncin (un habitué des 4 Mains) réunit les acteurs/manipulateurs Marie-Odile Dupuis, Anaïs Pétry et Simon Wauters. Ensemble, ils composent une kyrielle de personnages. Tant et si bien qu’au moment des applaudissements, on s’étonne de les voir si peu nombreux. La magie du castelet…
À l’heure où il est urgent de rappeler l’importance de l’accueil, ce spectacle tombe à point nommé. Il remue, conscientise et ouvre grand les fenêtres sur notre monde et sur ce qu’il s’y vit d’extrêmement tragique, dans toutes les périodes de l’histoire. Hier comme aujourd’hui (l’écrivaine avait écrit le roman en lien avec la guerre de Bosnie). Et si cette réalité s’avère triste, elle est aussi remplie d’espoir, de lumière et de rebonds. Propres à ce dont sont capables les enfants, excellents résilients par nature.
Sarah Colasse, Mars 2018
Distribution :
Adaptation et mise en scène : Jérôme Poncin
Interprétation : Anaïs Pétry, Marie-Odile Dupuis en alternance avec Véronique Decroës, Simon Wauters en alternance avec Simon Hommé
Scénographie et marionnettes : Aurélie Deloche
Costumes : Margaux Vandervelden
Construction décors : François De Myttenaere
Régie : François De Myttenaere en alternance avec Jonathan Vincke
Musiques : Gloria Boateng
Création éclairages : Loïc Scuttenaire
Photos : Ger Spendel
Affiche : Ian De Haes
Œil extérieur : Benoit de Leu de Cecil
DIFFUSION BELGIQUE
Vanessa Dequeker
vanessa4mains@gmail.com
Tel. +32 (0)10 86 07 31
DIFFUSION ÉTRANGER
Anaïs Pétry
anais4mains@gmail.com
Tel. +32 (0)474 83 61 23

Animations autour du spectacle

Organisations qui défendent les mêmes valeurs que le spectacle et qui en soutiennent la diffusion,
et pour en savoir plus sur la défense des enfants migrants en Belgique :
Défense des Enfants – Belgique | Defence for Children – Belgium
Rue Marché aux Poulets 30. 1000 Bruxelles
+32 (0) 2 203 79 08 – julianne.laffineur@defensedesenfants.be
www.defensedesenfants.be
Amnesty International
http://www.amnesty.be

Pour les programmateurs de représentations scolaires :
Animation AMNESTY gratuite dans les classes autour de « La guerre des buissons »

En savoir plus ?

Fiche Technique 

Affiche HD 

Guide d’accompagnement