Contactez-nous +32 (0)10 86 07 31

Deux bras, deux jambes et moi !
by admin   |  in 2011-2015, Deux bras, deux jambes et moi !   |   June 26th, 2015
Deux Bras, Deux Jambes et moi !
Tragi-comédie réaliste, fantastique et sensible pour une marionnette de table, deux marionnettes à élastiques et une panoplie d’objets.
Création du théâtre des 4 Mains à partir de 3 ans
L’histoire
Zizou: « Non, je ne fais pas pipi dans le petit pot ! Je veux rester un bébé ! Un gros bébé ! Comme avant ! Quand on était tous les trois, mon papa, ma maman et moi ! »
Le public découvre à travers le regard de l’enfant Zizou, la vision qu’il a de ses parents, depuis leur séparation.
Le décalage burlesque de la mise en scène, la transposition opérée par le jeu des marionnettes, les réactions spontanées du petit Zizou permettent d’aborder avec de jeunes enfants des problématiques de vie familiale souvent réservées aux plus grands…
Équipe de création
Ecriture : Laetitia Salsano
Mise en scène : Laetitia Salsano, assistée d’Anaïs Pétry
Avec : Marie-Noëlle Hébrant, Philippe Allard et Maud Lefèbvre
Concept du dispositif scénique: Bernard Clair
Scénographie: Valentin Périlleux
Réalisation des décors et accessoires: Valentin Périlleux, Annick Walachniewicz, François De Myttenaere, Do Cleeremans, Arnaud Bogard et Linda Collot
Marionnettes : Jean-Christophe Lefèvre
Musiques : Bo Spaenc
Eclairages et régie : François De Myttenaere
Œil extérieur : Marie-Odile Dupuis
Photos du spectacle


Dans la Presse…
RUE DU THEATRE , Michel Voiturier, envoyé spécial
Face au divorce et à la maladie
Coup de cœur publié le 19 août 2011
À trois ans, Zizou est partagé entre son père et sa mère. Il a son doudou, heureusement. Et une valise qui parle. Entre tous ceux-là, il tente de ne pas grandir pour se retrouver comme avant. La vie en décide bien évidemment autrement
Ne plus porter de langes et aller sur le petit pot est une préoccupation maternelle et non paternelle que Zizou se refuse à satisfaire. Il ne sait trop comment contenter sa maman, ultra pressée et stressée (symbolisée par une paire de jambes en activité permanente), et un papa débordé (représenté par une paire de bras encombrés).
Car ce spectacle de marionnettes a choisi d’être expressif plutôt que simplement réaliste. Zizou est un petit bonhomme délicieux, éveillé, décidé. Il porte un regard lucide sur le monde des adultes. Il ne craint pas de critiquer. Son doudou est doté d’une vie particulière, plus discrète. Quant à la valise qui parle, elle vient tenir des discours un peu décalés mais plutôt matérialistes.
Ce petit monde agité va connaître un épisode qui transformera sa façon de vivre. Trop énervée, la mère, usant de son portable en conduisant, a un accident de voiture. Zizou en sort indemne. Mais elle est hospitalisée en attente d’un cœur neuf. Zizou ira chez son père. Il aura peur pour sa maman. Il sortira de tout cela grandi.
Des manipulateurs virtuoses
L’histoire est très drôle. La confrontation entre les parents et l’enfant est savoureuse. Le franc-parler du gosse fait merveille. La caricature des parents, personnalisés en éléments géants, est juste et donc suscite un vrai rire. Les manipulateurs accomplissent un travail remarquable de comédiens jouant un texte percutant et d’artisans insufflant une vie dynamique à chaque pantin. Le moindre geste, la plus petite attitude rendent vivante la marionnette Zizou, semblant mettre au jour des sentiments, des émotions véritables.
Mais cela permet également au spectacle de basculer, sans grossissement mélodramatique, vers une sensation plus profonde, liée à la vie même. Car ces petites créatures suspendues à des fils possèdent un potentiel humain singulier qui les rend crédibles. Car elles portent avec elle un message d’espoir qui va au-delà du malheur, de la maladie, de la mort.
LE SOIR, Jean-Marie Wynants
Huy, Rencontres de Théâtre Jeune Public, 19 août 2011
Un argument de base intéressant (un gamin de trois ans écartelé entre son père et sa mère), des marionnettes formidables et un humour joyeux font décoller l’ensemble en quelques minutes.(…)
Le Blog à Emile (Lansman), Huy 17 août 2011
Troisième spectacle de la journée : DEUX BRAS, DEUX JAMBES, ET MOI (Théâtre des 4 mains). Ou je deviens gâteux, ou j’ai eu beaucoup de chance mais j’ai trouvé ce spectacle également réussi.
A nouveau une jeune équipe qui s’impose au sein d’une compagnie de marionnettes dont le parcours est jalonné de propositions intéressantes. A l’image d’Agnès Limbos, Benoît et Marie-Odile réussissent progressivement à passer la main (…). Là aussi, bravo ! Car l’image de la compagnie en sort confortée. Belle manipulation, audacieux maman jambes et papa tronc, texte pas du tout enfantin pour parler du regard porté par un enfant sur l’attitude de ses parents séparés, personnages secondaires hilarants (« Les filles » et « Sac à dos » sont anthologiques !) et pirouette finale à la hauteur (…).
Bref, un spectacle sympathique pour les plus jeunes (3-6 ans) que les adultes apprécieront aussi.
Le Dauphiné Libéré (F), mardi 23 août 2011
FESTIVAL « AU BONHEUR DES MÔMES »
Terriblement émouvant, beau de tendresse, ciselé à souhait, juste dans les paroles, dans les gestes et dans la lumière, « Deux bras, deux jambes et moi ! » de la compagnie « Quatre Mains », ou l’histoire de Zizou, trois ans, en quête d’un cœur qui danse pour sa maman.
A voir de toute urgence.
LES PARENTS A L’ECOLE, Huy 2011, Isabelle Spriet
Théâtre sociétal
Beaucoup de bambins se reconnaîtront en Zizou. Ses parents sont séparés, l’un et l’autre pressés, manquant d’attention pour leur petit boutchou. Et Zizou de refuser de grandir parce qu’il préfère sa vie d’avant. Alors il se rebelle quand sa maman l’oblige à faire pipi dans son p’tit pot, se bloque quand elle l’ignore.
Du haut de ses trois ans, il pose un regard lucide et critique sur ses géniteurs qui ont un problème de communication. Problème aggravé quand maman répond au portable qui retentit dans la voiture le conduisant chez papa : c’est l’accident…
Si l’utilisation de marionnettes est ancienne et bien connue dans l’art théâtral, Bernard Clair et Valentin Périlleux sont parvenus à imaginer une disposition scénique faisant cohabiter avec brio le gigantisme et la miniature.
Les manipulations sont parfaites, les images superbes, les éclairages peaufinés, les voix justes et touchantes. Un spectacle surprenant suscitant sourire et émotion.
LA LIBRE, Sarah Colasse
Par ailleurs, il est intéressant d’observer qu’outre les très nombreuses nouvelles compagnies présentes à Huy – une quinzaine tout de même -, on retrouve le souci d’accompagnement de jeunes artistes au sein des compagnies dites « anciennes ». C’est ainsi que plusieurs « yeux extérieurs » ou accompagnateurs – de grands noms du secteur apparaissent au fil des distributions : Marie-Odile Dupuis, Thierry Hellin, Félizette Chazerand, Jean Lambert, Jean Debefve, Agnès Limbos, Didier De Neck
LA LIBRE Belgique, Sarah Colasse
Il y a les deux bras de Papa, les deux jambes de Maman et, au milieu, Zizou, 3 ans, transbahuté entre les deux depuis la séparation. Sur le large castelet, galopent des marionnettes élastiques : les jambes, jupette et talons rouges de Maman courent sans cesse, alors que les bras robustes de Papa, sur torse en chemise, réconfortent. « Ma maman est toujours en retard ! », déplore Zizou, craquant petit bonhomme blond et joufflu en marionnette de table. C’est avec son copain sac à dos qui tombera amoureux d’une valise que le petit se mettra en quête d’un cœur pour sauver sa mère, victime d’un accident de voiture (ah ! ces fichus GSM au volant !). Grâce, entre autres, à la dextérité des quatre manipulateurs, le dispositif de marionnettes et d’objets fonctionne à merveille et emmènera sans souci les petits dans cet univers familier. Si on embarque, nous aussi, on reste un tout petit peu interrogatif quant à la trame de l’histoire. Habituée du Théâtre des 4 mains en tant que comédienne, Laetitia Salsano signe, cependant ici, son premier texte et sa première mise en scène avec brio. Sans nul doute encore très prometteur pour la suite !
Propulsed by Wordpress & Be Quiet.